La belle indifférence / Gaëlle Bourges

Le 25 septembre à 21h30

Les Halles de Schaerbeek (Bruxelles)

 

labelle

Dans le vocabulaire psychiatrique, « la belle indifférence » désigne l'insensibilité ou l'insouciance de l'hystérique. Sur scène, trois femmes, nues, installées sur de hauts lits drapés de blanc et inondés de coussins. En file indienne, elles prennent simultanément la pose de tableaux célèbre tandis qu’une voix off donne à entendre tantôt la vision de Daniel Arasse, historien de l’art, tantôt des récits de travailleuses du sexe. Collision brutale entre le monde de l’art et le celui de celles qui posent pour l’art.

Et si, en déclinant la nudité à travers l'histoire et son iconographie, Gaëlle Bourges interrogeait le lien unissant le corps des femmes aux regards qui le déshabillent et le fantasment ?

 

 

En se servant de ses propres expériences, Gaëlle Bourges invente une danse à la fois personnelle et subversive. Elle obtient une licence d'arts du spectacle mention danse à l'Université Paris-VIII et un diplôme d'éducateur en mouvement somatique de l'école de Body-Mind Centering. En prenant la codirection du groupe Raoul Batz en 2002, Gaëlle Bourges multiplie les expériences artistiques. Avec la scénographe Béatrice Le Sire et la comédienne Adélaïde Ronchi, elle propose une déclinaison de formes spectaculaires autour du projet 'Homothétie 949 ou les contours progressifs de l'index 10', travail qui s'inspire de la Renaissance italienne. En perpétuelle recherche sur la danse et son renouveau, Gaëlle Bourges donne des conférences au théâtre de la Cité internationale sur des questions esthétiques. Elle s'intéresse particulièrement à celles que pose le strip-tease.