GRAND MAGASIN
MORDRE LA POUSSIERE - 2007 / 2012

Le 6 juin à 20h30 - La maison Folie Wazemmes

 

mordrelapoussiere

Sous l’argument « Je suis le personnage principal de mon histoire, mais simple figurant dans celle de tous les autres », Pascale Murtin et François Hiffler incarnent la « première personne du singulier » et convient leurs complices et figurants à une fonction de caution de leur manifestation égocentrée : ils ouvrent leurs cauchemars en vingt-cinq rounds dont, faisant mordre la poussière à leurs chimères, ils doivent sortir vainqueurs…

 

 

www.grandmagasin.net

 

 

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THIERRY BAË

JE CHERCHAI DANS MES POCHES - 2011

Le 7 juin à 20h30 - La maison Folie Wazemmes (Lille)

"Hommage à celui que je ne suis pas devenu "
Autobiographies partagées, récits croisés de quatre artistes

jecherchaidansmespochesLe fragment de nos histoires singulières pour atteindre peut-être le seuil de notre histoire commune.
Raconter ce qui transforme : une image, une musique, une anecdote de lʼenfance, un événement …
Raconter les hommes et femmes balises
Raconter les étapes qui construisent, détruisent, les obstacles qui feignaient dʼen être : voix, maladie, éducation…
Les peurs de nʼavoir pas réalisé, voire oublié nos premiers rêves
Ces histoires cumulées vont produire un récit partagé
Fragments de vie reconstruits en une partition, un contre-point,
miroir de nos musiques intérieures

 

www.traitsdeciel.fr

 

 

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EMMANUELLE HUYNH ET AKIRA KASAI

SPIEL - 2012

Le 8 juin à 20h - La rose des vents, scène nationale Lille Métropole



spiel« Quand j’ai vu danser Akira Kasai pour la première fois à Angers en avril 2009 dans sa Révolution des Pollens, j’ai été frappée autant par sa transformation d’onagata (rôle de
femme dans le théâtre traditionnel japonais, no ou kabuki, habituellement interprété par un homme) en diable électrisé par une musique techno que par sa façon d’« accrocher » son

regard dans le public. Comme si son intensité était alimentée par sa prise au et du public. Je me demande à quoi cet homme raccroche son imagination pour danser tel qu’il le fait. Dans la conversation publique qui a suivi, il a défini le butô comme une danse du présent du danseur dans sa relation au public. (...)
Sa danse est peut-être ce qu’il y a de plus éloigné de moi : vitesse, gracilité, légèreté. Une version masculine, japonaise et butô de la ballerine. Une Giselle qui aurait une hache dans le
dos et fendrait l’espace pour toujours en inventer de nouveaux dans l’instant.
J’ai eu envie de proposer à Kasai des jeux qui nous permettent de nous comprendre par le geste, de nous mener dans nos maisons respectives, de nous les faire visiter, de passer des
seuils ensemble. Nous utilisons pour cela le jeu enfantin de l’imitation, du playback pour tenter d’entrer dans la peau de l’autre. En ce sens, ce projet est un projet de transsubstantiation (échange ou transfert de substances !) ou plus simplement de la science-fiction sans effet spéciaux (quoique !).

 

www.cndc.fr

 

 

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SIMONE AUGHTERLONY

WE NEED TO TALK - 2011

Le 9 juin à 20h - La maison Folie Wazemmes (Lille)

 

weneedtotalkEn 1977, l’année de la naissance de Simone, la NASA a lancé les vaisseaux spatiaux Voyager 1 et 2, leurs missions étant d’explorer et de collectionner des renseignements sur notre système solaire et au-delà. Mais pour accompagner cette mission très sérieuse et scientifique d’expliquer les origines de l’univers, le vaisseau avait aussi à bord un message plus poétique et ambitieux: un disque phonographe, un disque de 30 cm, en cuivre plaqué or, contenant des sons, des images et des musiques qui représenteraient la vie et la culture de la Terre, destiné à toute civilisation extraterrestre qu’il puisse rencontrer dans un avenir lointain.

Dans We need to talk, Simone essaie de mélanger les 33 dernières années du voyage du vaisseau Voyager au travers de l’espace et le temps avec sa propre existence et ses propres voyages, plus courts. Les deux voyages s’embriquent dans un dialogue improbable dont des détails biographiques, des anecdotes et des pensées percutent la compilation éclectique de musiques et de sons du disque d’or. Le disque devient une sorte de dramaturgie pour la pièce : Simone danse avec les pièces iconiques de musique classique et moderne, cherchant des affinités. « Nous avons été lancés, le disque et moi, en 1977, et si ce disque est censé représenter l’humanité, alors je devrais ressentir une connection quelconque, ou je devrais saisir l’importance anthropocentrique de son contenu. En décortiquant cette « capsule témoin » maladroite (ou bouteille jetée dans l’océan cosmique), je souhaite explorer la notion du temps, ce qui dure au fil du temps, et notre place à l’intérieur ou à l’extérieur de ce temps. »

 

www.aughterlony.com

 

 

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FRANCOIS CHAIGNAUD ET JEROME MARIN

SOUS L'OMBRELLE - 2011

Le 9 juin à 21h30 - La maison Folie Wazemmes (Lille)

 

souslombrelle

 

Les bouches emplies de mélodies légères, de couplets terribles et d'airs oubliés, François Chaignaud et Jérôme Marin, accompagnés de trois musiciens, s'affrontent dans un catch antique de filles-fleurs. Dévorant le répertoire de la chanson des années 1920 et 30, ils intoxiquent leurs corps de l'incandescence troublante de ces chants d'amour révolus dont le charme embarrassant vient illuminer notre présent, ses angles morts et ses espérances.

 

 

 

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SOIREE ECXEPTIONELLE : 10 ANS DES LATITUDES CONTEMPORAINES

CONCERT DU GROUPE TRESORS

Le 9 juin à partir de 23h - La maison Folie Wazemmes

 

Trésors est un duo de pop synthétique et expérimentale basé à Paris.
Créé il y a un peu plus d'un an, le projet incorpore des influences diverses: énergie post punk, rythmiques dark disco et mélancolie cold wave.
Enfermé un été à Paris, ils composent quelques titres qui formeront l'EP "Visionnaires" mis en ligne en juin 2011. Le son de Trésors attire l'attention de quelques oreilles averties et le groupe se retrouve à remixer de nombreux artistes: of Montreal, Thieves Like Us, Saycet. Le duo fera même paraître deux remixes sur les labels reconnus Kitsune (pour Juveniles) et Blackstrobe Records (pour Arnaud Rebotini).
Les blogs mondiaux louent leur talent de relecture et l'approche originale de la production entre expérimentations et réécriture tantôt aérienne, tantôt dansante. En parallèle, Trésors part en tournée pour une vingtaine de dates en Europe et croisent la route de Suuns, Puro Instinct, Casiokids ou Teengirl Fantasy. Leur live est à l'image de leur musique: dansant, cinématographique et trippé, faisant la part belle à l'improvisation et à la chaleur analogique.

En pleine production de leur 1er album, les deux parisiens renforcent encore leur live (en sons et images) et leurs compositions sont plus que jamais un savant mélange d'énergie indie et électronique: entre pop, danse et mélancolie.

Projet accuelli en collaboration avec l'association Tip - Toe (Lille)

 

 

 

ALAIN BUFFARD

BARON SAMEDI - 2012

Les 12 et 13 juin à 20h - Opéra de Lille

 

baronsamedi12copyLe titre n’est pas ici une légende mais un point de départ. Ce perturbateur de cérémonies réglées que symbolise la figure de Baron Samedi appartient au panthéon vaudou mais introduit surtout l’idée du carnavalesque. Que cela ait retenu l’attention d’Alain Buffard ne surprendra pas. Son travail s’attache à mettre à jour en quoi la précarité évidente des identités sociales et catégories culturelles ne repose que sur un mouvement chaotique, désespéré et souvent douloureux, dont jaillissent parfois de fiers conflits comme d’audacieuses fusions. L’attention se porte alors sur le dérisoire des hiérarchies, des embrigadements et croyances aux simulacres sociaux qui conduirait à penser que l’on est bien ce que l’on est. Une parenté s’avère ainsi évidente entre l’examen de ces identités fragiles et ce qui s’inscrit dans l’énergie d’un bal de tous les renversements. Le principe du rire et de la sensation carnavalesque du monde qui sont à la base du grotesque détruisent le sérieux unilatéral et toutes les prétentions à une signification et à une inconditionnalité située hors du temps.[1] Il n’y a donc aussi jamais de métissage achevé et la décolonisation des esprits demeure toujours nécessaire.

L’univers des chansons de Kurt Weill anticipe à merveille ces considérations. La pièce, musicale surtout, réplique à l’envie cette perturbation des contours et échappe à toute catégorisation évidente. Fidèle à la liberté de la musique de Weill s’émancipant des attentes classiques et modernes, personne n’incarne sur le plateau un art ou un genre convenu qu’il conviendrait de marier à l’autre. Au contraire, le danseur chante, l’acteur danse, le musicien sort de son rang et surgissent de nouveaux artistes, tous fiancés du pirate pouvant dire Vous n’avez pas aujourd’hui qui je suis. Les pulsions du monde, visibles si on soulève un coin du tapis fragile sur lequel nous évoluons, embrouillent ce que l’on pensait familier et nous emmènent au large du port auquel on se croyait attaché. Au gré des déplacements en soi, hors de soi et entre soi, I’m a stranger here myself.

François Frimat



[1] Mikhaïl Bakhtine, François Rabelais et la culture populaire au Moyen Âge et sous la Renaissance. Paris, Gallimard, 1982


www.alainbuffard.eu

 

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DORIS UHLICH

UHLICH - 2011

Le 13 juin à 20h30 - La maison Folie Wazemmes (Lille)

 

uhlich« Qui serai-je dans trente ans, qu’est-ce que je danserai et quel sera ma démarche intellectuelle ? » Dans Uhlich, Doris Uhlich saute trente années de sa vie. Cette pièce raconte l’avenir, c’est un solo que Doris Uhlich dansera elle-même dans trente ans. Aujourd’hui c’est sa mère, Gertraud, qui la représente sur scène, elle joue le rôle de Doris Uhlich en 2041.

Chaque instant reste ambigu : la prédiction de la fille est le temps présent de la mère. C’est la mère qui montre à sa fille quelle direction prend son corps. En plus de la projection vers l’avenir, Doris Uhlich utilise des textes philosophiques qui sont aussi inconnus à sa mère que l’avenir est inconnu pour Doris elle-même. Est-ce que l’avenir est prévisible, peut-on le planifier ? Quelle motivation y-a-t-il pour survivre le présent pour arriver à l’avenir ?

« L’événement dans cette pièce est ma mère. Elle est moi et elle-même au même moment. Quelle est notre relation à ce qui va arriver ?
Est-il possible d’avoir une relation avec ce que l’avenir nous donnera? Oui et Non. » Doris Uhlich

« Je m’appelle Uhlich. » (Gertraud Uhlich)

 

 

www.dorisuhlich.at

 

 

 

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RENCONTRES PROFESSIONNELLES

ART ET DEMOCRATIE / CULTURE ET COHESION SOCIALE

 

Les 14 et 15 juin - La Gare Saint Sauveur / lille3000
De 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h (Entrée libre)

En 2012, inspirés tant par l’agenda européen que par celui de l’Hexagone, nous souhaitons en particulier poser la question des rapports entre une organisation sociale cohérente et démocratique, et la pratique des métiers culturels et activités artistiques.

Les événements survenus dernièrement semblent nous donner particulièrement raison quant à la pertinence d’aborder ces questions aujourd’hui. Qu’on pense à l’intervention des intégristes catholiques essayant d’annuler les spectacles de Roméo Castellucci au Théâtre de la Ville à Paris ou les représentations du spectacle de Rodrigo Garcia dans de nombreuses villes de France, ou encore à la destruction de l’œuvre « Piss Christ » d’Andrés Serrano en Avignon et aux attaques contre le journal Charlie Hebdo : ce sont là autant de signes de la nécessité d’affirmer le rôle de garants que jouent les artistes dans une démocratie.

Les rapports entre art et culture sont pour nous définis dans une logique inclusive, partant du principe que la pratique culturelle est généralement dérivée d’un engagement et d’une production artistique qui l’encadre et la dépasse. Du point de vue de l’organisation sociale d’un régime démocratique, le principe qui nous anime et que nous défendons est celui d’une relation de cause à effet. Non pas d’un pré-requis démocratique permettant l’établissement d’une société cohérente sur le plan social, mais à l’inverse suggérant que d’une société intégrée et en paix avec ses différentes composantes peut émerger le délicat équilibre d’une pratique démocratique.

Dans le cadre des rencontres professionnelles, nous souhaitons faire dialoguer ces deux positions : entre culture comme pratique dérivée d’une logique artistique libre et créative, et dialogue et cohésion sociale en tant que condition de l’émergence d’une conscience démocratique. Comment l’un peut-il nourrir l’autre ? Quelles relations et quelles pratiques peuvent être exemplifiées et recommandées dans leur articulation ?

 

 

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MYLENE BENOIT

LE RENARD NE S'APPRIVOISE PAS TROIS SOLI / ETUDE # 2 - Etape de travail

Le  14 juin à 20h30 - Le théâtre de l'Oiseau-Mouche / Le Garage (Roubaix)

lerenard

 

Mylène Benoit articule son travail en 2012 autour de trois études chorégraphiques qui interrogent avec insistance les ficelles de l'illusion, montrent le plateau comme un lieu de fouille, le corps comme un objet archéologique et la dance comme un phénomène de "visitation".

A l'intersection de la danse et des arts plastiques, Le renard ne s'apprivoise pas constitue le deuxième volet du projet "Trois soli". Ce solo interroge l'acte d'être en scène, de se représenter, de s'exposer. Nina Santes y développe différentes stratégies pour se jouer de notre regard : si elle ferme les yeux, ou si elle est aveugle, peut-elle nous faire disparaître ? L'arme que représente la vue peut-elle être retournée ? Usant de la simulation, de la phosphorescence, de la prestidigitation, Nina  retrousse notre perception.

 

www.contour-progressif.net

 

 

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MARIE - CAROLINE HOMINAL

BAT - 2012

Le 14 juin à 21h30 - Le théâtre de l'Oiseau-Mouche / Le Garage (Roubaix)

 

batBAT, c’est l’histoire d’une fille qui fait du shadow boxing au-dessus
d’une formule 1 et c’est aussi ma batte de Base-balle qui ramasse.
C’est un générique de film. C’est un coup de poing, un cri qui questionne
cette sensation malsaine que fait naître le pouvoir, cette solitude
et l’ennui de vivre.
J’aime raconter des histoires. Elles sont courtes. Elles changent.
Performances live. Traverser des océans. Rêver.
BAT, c’est l’histoire d’une fille qui tourbillonne et qui slam sa solitude.
BAT, est une image qui défile, qui n’arrête pas de vivre.
BAT est un flash.
Les mots frappent l’écran. Ils sont mouvement. Etre en déséquilibre.
Chuter dans une mer de smarties.
BAT est un mouvement dur; ma génération. Un mouvement qui se déploie
comme une rafale. Une énergie qui devient violence, celle que
je trouve dans la vie. Bien A Toi.

 

www.madmoisellemch.com

 

 

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GRAND MAGASIN

SYNDICAT D'INITIATIVE - 2010

Les 15, 16 et 17 juin à 17h - La Gare Saint Sauveur / lille 3000

 

syndicatdinitiativeUn guide touristique se borne en général à décrire les éléments permanents du paysage : relief, bâtiments, routes, arbres centenaires.
Il s’attache à l’histoire des monuments, à la superficie des parcs, au style des constructions.
Quel ne serait pas mon étonnement si je voyais soudain mentionné dans ce guide le nombre de personnes assises sur la pelouse, la couleur de leurs vêtements, l’immatriculation des voitures qui passent devant moi et, rapportée mot pour mot, la conversation de mes voisins du moment.
Grand Magasin

 

 

www.grandmagasin.net

 

 

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NADIA BEUGRE

QUARTIERS LIBRES - 2011

Le 15 juin à 20h - La maison Folie Wazemmes (Lille)

 

quartierslibresY a-t-il des espaces où nous ne pouvons pas aller? Des lieux que nous n'avons pas le droit d'explorer? Et si nous y allions?
Qu'en ferions-nous? Que deviendrions- nous?
Quartiers libres explore et révèle ces espaces tabous où l'on nous impose de nous reclure, ces lieux interdits dans lesquels
on choisit d'errer : espaces d'expression, de soumission, de révélation.
Une vaine et violente quête de liberté s'engage, où l'abandon n'est pas une option.

 

 

 

 

 

 

 

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OLIVIA GRANDVILLE

LE CABARET DISCREPANT - 2010

Le 15 juin à 21h - La maison Folie Wazemmes (Lille)


cabaretdiscrepantLe cabaret discrépant renoue avec ces domaines de prédilection auprès d’autres précurseurs des années 50. Il s’inspire des concerts et cabarets organisés par Fluxus et Dada, et déploie les théories radicales des fondateurs du lettrisme, Isidore Isou et Maurice Lemaitre. Ce récital “hypergraphique, infinitésimal et super polémique” réunit de nombreux artistes, pour déborder hors des cadres, entre installations et performances, jusque dans l’imaginaire du spectateur. Façon pour Olivia Grandville de rendre hommage à ce mouvement. De l’anti- ballet à la danse débat, Le cabaret discrépant propose 19 ballets ciselants, une antichambre, installation visuelle et sonore, et une tribune utopique, pour la danse oratoire. Car si comme déjà le préconisait le lettrisme, "La question n’est plus de savoir si l’artiste sait ou non danser mais s’il veut ou non danser", il s’agit aussi pour Olivia Grandville et ses complices de faire entendre et retrouver l’esprit subversif, l’énergie juvénile de ces innovateurs portés par l’utopie. Avec l’idée d’une "société paradisiaque où les valeurs de la création et de l’art auraient remplacé celles de l’argent".

 

Irène Filiberti pour le Centre de Développement Chorégraphique de Toulouse

 

www.olivia-grandville.com

 

 

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CHRISTIAN RIZZO

SAKINAN GÖZE ÇÖP BATAR
(C'est l'oeil que tu protèges qui sera perforé) - 2012

Le 16 juin à 19h - Le phénix, scène nationale Valenciennes

 

sakinanAprès quelques jours de travail à l’opéra de lille…..
Kerem Gelebek, danseur et performer, m’a rejoint depuis 2008 sur plusieurs projets.
Lorsque je lui ai proposé de travailler avec lui sur un solo, mes premières envies se sont concentrées autour des notions de mélancolie et d’exil (notions qui me sont personnellement chères). Très vite l’exil ne s’est plus référé spécifiquement au territoire mais plutôt à soi, s’exiler de soi-même. La mélancolie, elle, restait de mise. Quelques objets épars… Autour d’un dispositif simple qu’il manipule au grés de la dramaturgie, se déposant en résonance des fragments dansés, tels des haïkus, esquisses ou notes de journal qui forment entre eux un recueil de pensées nées du mouvement. Fragmentation, réversibilité, bégaiement et suspension sont devenus ainsi les pistes physiques qui nous accompagnent aujourd’hui dans cette nouvelle aventure. (La mélancolie dans le sens antique permettait de vivre le deuil, se dépasser ou encore de trouver un sens à la vie, en d'autre terme c'est un passage en temps de crise.)
Christian Rizzo avril 2011

 

www.lassociationfragile.com

 

 

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LA RIBOT

PARADISTINGUIDAS - 2011

Le 16 juin à 21h - Le phénix, scène nationale Valenciennes

 

pardistinguidasLa Ribot développe dans le Madrid des années 90 un projet solitaire, les Pièces distinguées qui naissent sous les contours de soli de durée allant de 30 secondes à 7 minutes, regroupés en séries. L’intention initiale était de produire une continuité de 100 Pièces distinguées.
Entre 1993 et 2000, La Ribot réalise 34 Pièces distinguées réparties en 3 séries qui seront présentées dans des théâtres et des galeries. Entre 2000 et 2007 le projet distingué prend de nouvelles formes et voit la naissance d’une méta-performance de trois heures, intitulée Panoramix, réunissant l’ensemble des pièces existantes et d’un film édité en DVD, Treintaycuatropiècesdistinguées&onestriptease. En août 2010, La Ribot présente PARAichi-distinguida, les prémices de la quatrième série, à la Triennale d’Aichi à Nagoya (Japon). En 2011, elle finalisera la quatrième série de pièces distinguées, PARAdistinguidas.
Revisitant la démarchees Pièces distinguées, PARAdistinguidas met en scène une nouvelle série de courts soli avec cinq interprètes et vingt figurants. Dans ce projet, La Ribot  questionne d'une part la structure et la condition du spectacle contemporain, et d'autre part, elle interroge le statut des figurants, qu'elle sollicitait déjà dans 40 Espontáneos, et qu'elle assimile à de la matière vivante.

 

www.laribot.com

 

 

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GRAND MAGASIN

25 CHANSONS TROP COURTES - 2010

Le 16 juin à 20h30 - La gare Saint Sauveur / lille3000

 

25chansonsMe réveillant d'une chute de vélo j'ai écrit 564 poèmes.
Au mérite d'être si nombreux ils allient l'avantage d'être fort brefs.
j'y terre mon lapin, perds mon latin parfois, bute souvent sur le vocabulaire.
Plus tard me vint l'envie d'en faire des chansons.
Minimales, bredouillantes et fredonnées voici donc vingt cinq chansons trop courtes (de 20 à 50 secondes)
Je serai accompagnée par François Hiffler, mon fidèle pianiste, avec quelques uns de ses doigts.
Pascale Murtin

 

 

www.grandmagasin.net

 

 

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