Loredreamsong (première - création 2010) / Latifa Laâbissi
September 21, 8:30pm - Les Halles de Schaerbeek (Brussels)
Des mises en jeu à la limite de l’avouable tant elles se jouent d’archétypes et de standards: réaliser un attentat chorégraphique, chanter un répertoire pour black back off singer à l’aide d’un répertoire de chansons militantes, …
Quand Latifa Laâbissi propose à Sophiatou Kossoko de créer un duo dont elles seront ensemble interprètes, il y a avant tout le désir de confronter et de partager la façon très singulière qu’elles ont d’expérimenter, au sein d’une même opération artistique, une articulation ténue entre poétique et politique.
L’absurde apparaît ici comme une figure intrusive, une conjonction du rire et de l’horreur, une stratégie de survie.
Une coproduction des Halles, des Latitudes Contemporaines et du Palais des Beaux-Arts Dans le cadre de Latitudes Lille/Bruxelles, avec le soutien du programme Culture de la Commission européenne.
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Yaksu Exit Number 9 / Marie-Caroline Hominal
September 22, 8pm - Les Halles de Schaerbeek (Brussels)
Yaksu Exit Number 9, starring Heleen Treichler, s’inscrit dans la suite de FLY GIRL. En reprenant le concept du cinéma où nous avons créé des stars pour rêver et créer l’inaccessible, Yaksu Exit Number 9 starifie l’invité. Les 2 personnages ; Curly Powder Petra Fur s’inventent un monde qui fait échos à celui des stars Hollywoodiennes où le tragique contraste avec leurs images édulcorées. Une mise en abîme constante où l’on passe de la fiction à la représentation, de la représentation à une projection de soi.
Sylphides / François Chaignaud & Cecilia Bengolea
September 22, 9:30pm Les Halles de Schaerbeek (Brussels)
Les sylphides sont des êtres immatériels, fruits de l’imagination des humains et médiums entre les mondes. En posant la question de la matérialité du corps, de la vie après la mort et du rapport que l’on entretient avec les morts, les sylphides interrogent certains des grands invariants de la pensée occidentale : le dualisme, le temps linéaire, le rationalisme… Par le biais d’une expérience étonnante et audacieuse ayant pour effet de suspendre les fonctions vitales à leur minimum, Cecilia Bengolea et François Chaignaud nous offrent de troublantes images sur nos possibles anéantissements et nos improbables renaissances.
Self Portrait Camouflage / Latifa Laâbissi
September 24, 8:30pm - Les Halles de Schaerbeek (Brussels)
“Between the first World Fair in 1855 to the Colonial Fair of 1937, France produced eleven different events, whose exceptional quality and renown brought them to export similar work abroad, giving their audiences ample occasion to applaud these rich spectacles revealing the splendors of its colonial Empire. Men, women and children were the object of curious attractions … In the year 2010, Marianne carries out her own investigation in these areas haunted by the phantoms of the Republic’s greatest exhibitions. Not to worry, between the cannibals and the young Polynesian women – full integration is guaranteed.”
What remains of colonial France? Latifa Laâbissi asks us this question, generating a healthy respect for her subject, with an appropriately grating sense of humour. Fortunately her use of derision and her droll and quirky accents are revelatory of her process and her commitment to her ideas.
Conception et réalisation : Latifa Laâbissi
Dispositif scénographique : Nadia Lauro
Dramaturgie : Christophe Wavelet
Création lumière : Yannick Fouassier
Son : Olivier Renouf
Costume : Latifa Laâbissi et Nadia Lauro
Production association ORO. Coproduction Les Spectacles vivants - Centre Pompidou
Centre Chorégraphique National de Montpellier Languedoc-Roussillon - Centre National de Danse Contemporaine Angers
FIGURE PROJECT est subventionnée par le Ministère de la Culture - DRAC Bretagne, le Conseil Régional de Bretagne et la ville de Rennes.
Contact : Latitudes Prod. (Lille)
http://figureproject.com
Montage for three / Daniel Linehan
September 25 - 8pm - Les Halles de Schaerbeek (Brussels)
Soirée composée
Montage for Three est une chorégraphie d’images qui s’inspire de photographies célèbres et inconnues. Les deux danseurs incarnent les photographies dans l’idée absurde et impossible de donner présence à l’absence. Ils essaient d’effacer la sentimentalité inhérente à la photo pour déceler ce qu’il y a derrière la nostalgie. Les corps vivants, présents et en mouvement se confrontent aux corps statiques, reproduits et mécaniques, et ce jusqu’à la confusion. Les images mortes prennent vie tandis que les danseurs sont les déclencheurs de la mémoire des spectateurs.
La belle indifférence/ Gaëlle Bourges
September 25, 9:30 pm - Les Halles de Schaerbeek (Brussels)
Dans le vocabulaire psychiatrique, « la belle indifférence » désigne l'insensibilité ou l'insouciance de l'hystérique. Sur scène, trois femmes, nues, installées sur de hauts lits drapés de blanc et inondés de coussins. En file indienne, elles prennent simultanément la pose de tableaux célèbre tandis qu’une voix off donne à entendre tantôt la vision de Daniel Arasse, historien de l’art, tantôt des récits de travailleuses du sexe. Collision brutale entre le monde de l’art et le celui de celles qui posent pour l’art.
Et si, en déclinant la nudité à travers l'histoire et son iconographie, Gaëlle Bourges interrogeait le lien unissant le corps des femmes aux regards qui le déshabillent et le fantasment ?

